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Vela

Ressac2025

Une identité réécrite deux fois par jour

Un restaurant de bord de mer dont la carte dépend de ce que rentrent les bateaux. Nous avons fait une identité qu'un cuisinier refait à seize heures et qu'on reconnaît encore à vingt heures.

Client
Ressac
Année
2025
Disciplines
Identité, Éditorial
Notre rôle
Identité, système de carte, façade
Durée
Six semaines, printemps 2025
Une identité réécrite deux fois par jour
Plaque dessinée, et non photographie : deux kilo-octets de SVG, nette à toutes les tailles, teintée depuis la palette. Renseignez une image de couverture sur un projet et elle remplace la plaque.

Le projet

Le problème

Ressac achète au quai le matin et écrit la carte à onze heures. Si le bateau de l’après-midi rentre avec mieux, elle est réécrite à seize heures. L’identité en place ne pouvait pas suivre : un bateau dessiné, un logotype scripte qui n’existait plus qu’en image aplatie, et des cartes tapées dans un traitement de texte avec les polices installées sur le portable du bureau.

À la fin d’une saison, la salle contenait quatre générations du même restaurant. L’ardoise disait une chose, la carte imprimée une autre, l’enseigne une troisième. Personne n’avait mal fait son travail. Il n’existait simplement aucune règle applicable à seize heures.

Ce que nous avons fait

Un caractère, deux graisses, partout : une linéale assez large pour porter un nom à quarante centimètres et une liste de prix en neuf points. Un logotype composé dans ce même caractère plutôt que dessiné, donc recomposable à n’importe quelle taille sans passer par un graphiste.

Ensuite une carte qu’un cuisinier peut faire tourner : une grille fixe, trois corps de texte, un papier qui supporte une main mouillée, et un gabarit qui sort sur la machine déjà présente au bureau. Les règles qui comptent tiennent sur deux fiches scotchées dans le placard de service. Le manuel, vingt pages, sert pour l’année d’après notre départ.

La façade a été peinte à la main plutôt qu’imprimée : le mur donne sur le port, et le vinyle y tient deux hivers.

Ce que ça a changé

Composer la carte du jour est passé d’une quarantaine de minutes à quatre, et c’est maintenant fait par la personne la plus proche de l’imprimante. Le restaurant compte trente et un pour cent de couverts en plus le midi en semaine sur le premier été, qu’il attribue surtout à une carte lisible depuis la rue.

Un an après, rien n’a été ajouté au système. C’est ce dont nous sommes le plus contents.

Ce que ça a changé

  • 4 min

    pour composer la carte du jour, contre quarante

  • +31 %

    de couverts le midi en semaine, premier été

  • 1

    caractère, deux graisses, sur tout

Crédits

Peinture en lettres
Ateliers Vasse
Impression
Imprimerie Ligeria
Photographie
Camille Oriol